mercredi 4 octobre 2017

Les liens d'attachement

Source : https://fannys.fr/les-liens-dattachement/

 « Avec lui, j’ai enfin trouvé l’amour. » « Si elle me quitte, ma vie est finie. » « Il ne veut plus me parler, je me sens maaaaaal »… Bref. On a tous établi des liens d’attachement avec les autres sans s’en rendre compte. TOUS. Il s’agit en fait de dépendances, émotionnelles, matérielles, narcissiques, etc. On peut avoir trouvé un certain équilibre, mais on n’est pas libre. Parce que notre bien-être dépend des autres.

Alors, les liens d’attachement, c’est quoi en fait ? Et comment fait-on pour s’en libérer ?

Je vous explique tout ça en BD !

Il est très commun de ressentir un manque en soi, comme si on avait un trou noir à l’intérieur.
On vibre ce manque sans le savoir. Comme un message envoyé autour de soi.

Vibrer un manque, c’est un peu comme émettre un signal radio
Les ondes sont invisibles mais le message est transmis.
Vibrer un manque, c’est aussi un peu comme de jeter des pierres dans un lac :
Le message va se répandre en ondes circulaires…
Sans s’en rendre compte, on va alors attirer et être attiré(e) par une personne de la même tonalité
Et on va croire qu’elle seule peut combler ce vide en nous…
On tombe amoureux…
« Avec lui/elle, j’ai enfin l’impression d’être entière/entier »
« C’est ma moitié »
Un lien d’attachement s’est créé.

Ce que l’autre nous apporte, on ne peut pas lui prendre, car c’est une partie de lui/d’elle
Au quotidien, on peut ne pas voir ou ne plus voir cet attachement
On croit aimer l’autre. C’est en fait un « amour » conditionnel…
…qui crée une dépendance plus ou moins forte…
…qui fait inévitablement souffrir un jour…
…et qui peut facilement basculer vers la haine.
La même chose peut se reproduire avec une autre personne
Et se reproduire encore avec d’autres personnes…
Les liens d’attachement se créent aussi sous différentes formes
…au fond c’est la même chose.
L’attachement peut n’être ressenti que par l’une des deux personnes

On peut finir par se rendre compte de ces liens et réagir !
…et chercher une solution.
On peut chercher trèèèèèèèès longtemps
Et puis un jour…
On pense (enfin) à chercher en Soi
Chez certains l’ouverture est rouillée
Chez d’autres elle est verrouillée, par une partie de nous-même (inconsciente) qui a veillé à protéger notre intégrité physique ou psychologique
On peut aussi se faire aider
par un ami, la famille, un thérapeute
 parce que parfois, les premières choses qui sortent, coincées depuis trop longtemps, sont douloureuses…
ces pièces de nous-même ont besoin d’être acceptées, pardonnées, transmutées
(l’aide d’un professionnel est recommandée !)
Pour n’en conserver que la force constructive.
Avec le recul, on peut voir comment toutes nos expériences se complètent pour former ce qu’on est aujourd’hui.


Et c’est en cherchant à l’intérieur, en Soi…
…de plus en plus profondément…
…qu’on finit par trouver ce qu’on cherchait !
Passée l’euphorie première…
…on comprend que pour combler pleinement le manque qu’on ressent…
…on va devoir augmenter l’Amour de Soi !
La complétude est en nous, ne cherchons plus à l’extérieur ce que nous possédons déjà à l’intérieur !

Alors on peut créer des relations d’Amour vrai, d’Amour inconditionnel

Tout en se sentant libre et léger
On est rayonnant, on vibre l’Amour !
On peut alors apporter notre contribution



Pour conclure, et pour commencer !
C’est à vous !

Si vous non plus vous ne voulez plus vivre ce genre de situations, dans lesquelles vous avez l’impression de devoir supplier pour obtenir ce dont vous avez besoin :

Vous pouvez commencer par prendre conscience de vos liens d’attachement. Allez voir en vous-même quelles sont les dépendances qui se sont installées. Allez questionner les parties de vous qui demandent à d’autres personnes : « aime en moi ce que je n’aime pas moi-même ». Apportez-y votre bienveillance. La clé c’est l’Amour de Soi !

La bienveillance envers vous-même est un excellent début !


Masculisme

Source : https://www.letemps.ch/societe/2017/09/23/cette-virilite-mal-aux-hommes


 Cette virilité qui fait du mal aux hommes

Trop souvent encore, être «un homme, un vrai» signifie correspondre à un vieil idéal viril fait de force, de domination et de priapisme conquérant... L’homme, autant que la femme, mérite mieux que ça, affirme la philosophe Olivia Gazalé dans un essai revigorant

[...]

«La virilité est toujours inquiète, ce qui prouve bien que c’est une construction, note Olivia Gazalé. Et les hommes sont très en retard par rapport aux femmes, qui ont désormais une multitude de modèles identitaires. Chez l’homme, c’est toujours la figure du guerrier qui prime: un mâle qui réussit socialement. Et ceux qui n’entrent pas dans ce moue ne sont rien…» Mais la révolte contre les stéréotypes semble timide, d’ailleurs elle n’a pas de nom, au contraire du féminisme. Olivia Gazalé propose «masculisme». Avis aux amateurs?


A lire :
Olivia Gazalé, «Le mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes», Ed. Robert Laffont, 416 p. Sortie le 12 octobre


CNV ?


Une émission de TV sur la CNV
http://www.dailymotion.com/video/x62vpuw


Et une belle définition de l'empathie par Brené Brown (!).


lundi 18 septembre 2017

jeudi 14 septembre 2017

mardi 12 septembre 2017

Saisir et ressentir

Source : http://www.talentdifferent.com/

 

"
Le public se trompe, intelligence a, comme souvent en français, deux sens bien différents, avec une racine commune, mais la déviation est importante et de ce fait, notre déviance encore plus. Lorsqu’[on sait]que le latin donne au verbe intellegere
  1. le sens de "pouvoir saisir et ressentir", 
  2. avant même de vouloir dire "pouvoir comprendre", 
je pense qu’on a fait le tour du malaise. Les gens nomment intelligence la seule capacité à comprendre, jamais celle de capter et ressentir.

Alors, oui, le surdon existe en moi, mais celui qui blesse, qui est un poids, et qui handicape, c’est bel et bien celui d’intellegere dans son sens premier.
"

Zorg


dimanche 10 septembre 2017

Le cadeau : recevoir

Source : Livre "Le cadeau" p89


Donner et recevoir : une seule et même chose

Comme je l'avais déjà découvert dans ma pratique d'éducatrice spécialisée, la relation d'aide ou d'apprentissage n'est pas à sens unique. L'aide est toujours réciproque, celui qui donne reçoit et vice-versa.

Dans ces relations non virtuelles, l'amour s'engouffre dans les coeurs endormis, et nous rappelle qu'il n'y a rien de plus important que l'instant ; que la vie nous envoie aujourd'hui la seule chose qui est nécessaire à notre bien-être durable, à savoir : ressentir l'amour qui cherche constamment à circuler à travers nous, en offrant des situations concrètes où nous pouvons exercer ce don d'amour, ce don de soi.

CIR CU LER : ce terme implique bien un mouvement qui n'a ni début ni fin, donc ni émetteur, ni récepteur.

Le mental essaie de fragmenter le mouvement en désignant des donneurs et des receveurs. Il y a ceux qui donnent (les charitables, les généreux) et il y a ceux qui en bénéficient (les misérables, voire les profiteurs !).

Dans ce fonctionnement vertical qui cloisonne le pouvoir, nous avons fait du receveur un endetté redevable et du donneur un héros à honorer.

Recevoir est une position bien plus difficile que donner, car elle implique de se sentir digne de recevoir... donc de s'aimer !

Il m'a fallu du temps pour recevoir sereinement sans me sentir redevable. Je vois l'immense reconnaissance chez les gens quand je reçois pleinement ce qu'ils veulent donner : enfin quelqu'un qui ne se débat pas, qui ne résiste pas !

Tout est fait dans ce culte excessif de l'altruisme et de la charité pour masquer le désamour que nous avons de nous-même et esquiver cette place vulnérable et révélatrice du recevoir.

Les attitudes de pitié et d'assistance infantilisante, tout comme les fermetures et rigidités découlent à
mon sens de cette coupure du pôle réceptif, féminin, de notre être.

En fait, la souffrance de l'humanité parle peut être plus d'une difficulté à RECEVOIR que d'une difficulté à donner...

En apprenant à recevoir, je vois combien mes défenses paranoïaques s'effondrent. Parce que chaque jour je vis concrètement l'expérience de la générosité, je retrouve la confiance en cette humanité malencontreusement réputée égoïste, et cela installe une paix profonde en moi.

A l'inverse du temps où je me considérais "autonome" du fait d'avoir la mobilité de tout mon corps, j'ai appris à demander avec joie et à recevoir sans gêne, sans scrupules.

J'ai appris à rétablir le courant du partage, où l'important n'est pas '"combien je donne, combien je reçois?" mais '"comment ?"...
.. avec élan ? enthousiasme ? gratitude ? joie ?...
... ou avec lourdeur, réticence, obligation ?

Le premier crée. Le deuxième tue à petit feu.

Me libérer de la comptabilité dans la relation, voilà une nouvelle perspective de la liberté qui ne ressemble à aucune des libertés que je poursuivais dans ma vie trépidante d'avant !

Juliette Robledo

vendredi 8 septembre 2017

Nouvelle pandémie en cours qui se répand à une vitesse vertigineuse

https://www.vivons-mieux.com/nouvelle-pandemie-en-cours/


Une épidémie mondiale est en train de se propager à une allure vertigineuse.
l’OMB (Organisation Mondiale du Bien-Etre) prévoit que des milliards d’individus seront contaminés dans les dix mois à venir.

Voici les symptômes de cette terrible maladie :

1 – Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle plutôt que d’agir sous la pression des peurs, idées reçues et conditionnements du passé.

2 – Manque total d’intérêt pour juger les autres, se juger soi-même et s’intéresser à tout ce qui engendre des conflits.

3 – Perte complète de la capacité à se faire du souci (ceci représente l’un des symptômes les plus graves)

4 – Plaisir constant à apprécier les choses et les êtres tels qu’ils sont, ce qui entraîne la disparition de l’habitude de vouloir changer les autres.

5 – Désir intense de se transformer soi-même pour gérer positivement ses pensées, ses émotions, son corps physique, sa vie matérielle et son environnement afin de développer sans cesse ses potentiels de santé, de créativité et d’amour.

6 – Attaques répétées de sourire, ce sourire qui dit « merci » et donne un sentiment d’unité et d’harmonie avec tout ce qui vit.

7 – Ouverture sans cesse croissante à l’esprit d’enfance, à la simplicité, au rire et à la gaieté.

8 – Moments de plus en plus fréquents de communication consciente avec son Âme, Non-duelle… être, ce qui donne un sentiment très agréable de plénitude et de bonheur.

9 – Plaisir de se comporter en guérisseur qui apporte joie et lumière plutôt qu’en critique ou en indifférent

10 – Capacité à vivre seul, en couple, en famille et en société dans la fluidité et l’égalité, sans jouer ni les victimes, ni les bourreaux, ni les sauveurs.

11 – Sentiment de se sentir responsable et heureux d’offrir au monde ses rêves d’un futur abondant, harmonieux et pacifique.

12 – Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de choisir à chaque instant, le beau, le bon, le vrai et le vivant.

Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, la dépendance, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes.

Cette maladie est extrêmement contagieuse !

Si vous présentez déjà des symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible.

Les traitements médicaux peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes mais ne peuvent s’opposer à la progression inéluctable du mal.

Aucun vaccin anti-bonheur n’existe.

Comme cette maladie du bonheur provoque une perte de la peur de mourir, qui est l’un des piliers centraux des croyances de la société matérialiste moderne, des troubles sociaux risquent de se produire, tels des grèves de l’esprit belliqueux et du besoin d’avoir raison, rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie, des cercles de partage et de guérison, des crises de fou-rire etc…

Michel Fournier

Le cadeau : être

Source : Livre Le cadeau (p71...)

Etre....
[...]
Merci la vie de m'avoir sortie de cet enfer !
Merci de m'avoir fait entendre que ce que je fais a peu d'importance. Que ce qui compte avant tout, c'est dans quel état je le fais.
[...]
Quand je cultive ma paix intérieure, je passe de l'intention avide de me sentir utile à une mise au service naturelle de ce que la vie m'apporte comme opportunités quotidiennes d'entraide, de partage, de soutien. Et je cesse de paver l'enfer avec des intentions "bonnes", mais inconscientes de leurs effets sur une totalité dont je ne pourrais jamais saisir toutes les composantes avec mes idéaux.

La seule totalité que je peux espérer connaître et donc sur laquelle je peux agir, c'est moi-même.
[...]
Il s'agit de ne pas vouloir se précipiter, se surpasser, au risque de faire une indigestion avec ses ombres non intégrées, et de perpétuer le cercle polluant du refoulement. Combien de personnes ai-je rencontrées, ayant eu une vie bien remplie d'actions, de projets, d'entreprises, mais qui finissent leurs jours dans la déception, l'amertume, la rancoeur, etouffées par leur lot de sensations indésirables qu'elles n'ont jamais pris le temps d'ouvrir ?
A défaut d'accueillir ses profondeurs obscures, l'action menée finit par créer une nouvelle cloison derrière laquelle se regroupent les symboles de nos ombres non regardées : ainsi la délinquance, la folie, et toutes les formes de violences qui défilent "à l'extérieur", faute d"avoir été transformées à l'intérieur.
Je suis convaincue qu'une action, même la plus "anodine", peut devenir le maillon véritablement créatif d'une nouvelle conscience collective SI elle est au service de l'ouverture globale du coeur.

Juliette Robledo

lundi 28 août 2017

Stage de danse

Wouah ! C'était si beau de goûter ce mouvement !
Merci Claire, Stéphane et tou-te-s les participant-e-s ;-)
https://www.clairefilmon.com/single-post/2017/02/11/stage-%C3%A9t%C3%A9-15-22-juillet---Paysac-Ard%C3%A8che











jeudi 17 août 2017

Prendre soin


"Aimer c'est prendre soin
de la solitude de l'autre
- sans jamais prétendre la combler ni même la connaitre."

Christian Bobin


La chaise vide avec des oreilles

Encore une fois, le titre est faible par rapport à l'enseignement :
  • l'accueil/non accueil d'une part en soi, en mesurant l'intensité de ce qui nous traverse
  • "l'apaisement" tragique qui cherche à faire baisser l'intensité
  • l'identification à une part / les manifs des autres parts ;-)
  • pourquoi une part est plus "forte" qu'une autre (par exemple nos peurs)
  • la chaise vide avec des oreilles
  • le cercle de parole des parts en soi
  • les types de besoins : ceux qui donnent des moyens, ceux qui font grandir
  • mettre les oreilles girafe (se tendre ou être tendre)
  • c quoi "faire l'amour" avec le" matériau" de l'autre et de soi
  • entendre les besoins



samedi 12 août 2017

Unicité et uniquité


Le titre est réducteur par rapport à tout ce qui est évoqué...
- la compassion frictionnante...
- les 2 plans de l'expérience
- avoir la clarté sur ce que je peux gouter à chaque endroit (unicité avec soi et Soi, uniquité avec les autres)
- je ne m'identifie pas à ce qu'il m'arrive
- balance de "choix" = mon élan VS mes moyens
- conscience éveillée et intégration dans la vie
- la flamme de la conscience (ou de l'agape) qui monte et descend





vendredi 11 août 2017

Koan

Cadeau de Noémie

La libellule danse
Cette fragilité qui laisse passer la lumière




La source


Ne comprenant pas,
ils croyaient, ils disaient, que c'est "aimer moins", mais en fait c'est "plus", beaucoup plus !

Une vague immense me traverse, ma respiration s'emballe,
cette possibilité d'ouvrir la source,
de la laisser couler à chaque minute et à chaque heure,
de la partager sans honte et sans retenue,
de la faire tomber en pluie sur le monde...

C'est comme une eau claire qui me lave,
un goût qui revient du fond des âges, un goût d'enfance,
un goût de folie douce, vivante et authentique,
sans question sur demain.

Et que cette eau ait aussi le goût d'une autre folie,
celle de la sagesse de couler avec la même foi dans l'ombre ou la lumière,
couler pour couler,
sans souhaiter s'arrêter et posséder son petit creux...
Alors là mes yeux se décillent.


Et le double espoir de le vivre ET de le rayonner...
avec ces deux folies mêlées...

Cela me fend en deux, de haut en bas.


Cela me ramène à l'endroit lumineux d'une quadruple justesse : ce n'est pas toi qui m'aime, ce n'est pas toi que j'aime, ce n'est pas moi qui t'aime, ce n'est pas moi qui est aimé...

Tout cela nous traverse, tout cela est plus grand que nous, et traverse chacun-e.



Elastique


Jeanne Siaud-Fachin

[...]
Martine a entendu sa mère répéter toute son enfance qu’elle n’était pas normale. Elle a cherché non seulement à plaire à sa mère, mais aussi à essayer de comprendre en quoi elle n’était pas normale. Elle a ouvert de grands yeux pendant notre échange : « – Vous allez me dire que je suis folle, que ma mère avait raison, et qu’en plus je suis stupide.
– Non, ni folle, ni stupide. Vous voyez le monde à votre manière, avec vos facultés, et celles-ci sont extensibles, particulièrement sensibles, dans certains domaines. Je vais faire une comparaison : vous fonctionnez comme un élastique, toujours en tension entre la normalité et le fonctionnement de votre cerveau. Si l’on touche à cet élastique, il réagit, il se met à vibrer, il est sensible à tout mouvement. Si l’on relâche l’élastique, il ne sert plus à rien. Vous avez besoin de cette tension, d’être constamment sollicitée. C’est une stimulation qui vous est nécessaire. Mais vous dérangez puisque vous n’êtes jamais au même rythme que votre entourage. Vous dire que vous n’êtes pas normale règle le problème. Vous devenez le problème, et permettez ainsi aux autres de ne pas en avoir. »
[...]





lundi 7 août 2017

L’amour est transmissible

"L’amour est transmissible" par Nicolas FRIZE

Une déclaration et un manifeste

”Je ne voudrai jamais savoir qui tu es, ni t’encercler dans ta propre image, ni t’enfermer dans mon idée. Si je t’aime, c’est parce que tu es, tel(le) que tu apparais et non pas tel(le) que je t’aperçois (la frontière est folle !).
...

Lire la suite 


lundi 10 juillet 2017

Alliance

Pour assumer ma masculinité et me sentir libre,
de toute la domination culturelle et symbolique du patriarcat et du machisme, de toute la domination physique et de la violence qui peut surgir de chacun-e mais qui de fait a plus surgi des hommes par le passé et encore aujourd'hui.

Bien sûr et d'abord, avec conscience, je m'assurerai de mes paroles et de mes actes.

Mais j'ai besoin de faire alliance avec toi.
J'appelle ta pleine présence.
J'appelle ta vigilance pour ton corps et ton coeur, pour le respect légitime de ceux-ci.
Je te demande d'être attentive à ce qui est juste pour toi.
Je te demande de me dire stop ! non ! dans l'instant, aussi petit que cela soit.
Je te demande de ne rien accepter qui te blesse ou te laisse indifférente sous prétexte de me faire plaisir ou que bon on a commencé... ou que tu serais une "meilleure" femme si... ou que sais-je qui tienne de l'habitude, de l'injonction de genre, de la peur et même de "l'amour".

Et si jamais cela advenait quand même.
Si après coup, tu sentes qu'en fait ce n'était pas juste pour toi et que cela te laisse un drôle de goût, amer.
Je te demande de tout faire pour essayer de m'en parler, en sentant la légitime colère intérieure qui est là pour rétablir ton intégrité.



mercredi 21 juin 2017

Oui

Texte de décembre 2016

Oui
mes silences bruyants
mes messages codés
disent que moi non plus je ne gère pas tout,
finger in the nose
moi aussi
je me prends
les pieds dans la porte et le tapis dans la gueule
entre la vie matérielle et temporelle d'un côté et les élans coeur/corps/âme de l'autre
moi aussi
j'aspire à tout faire avec le cœur vierge, ouvert et aimant
moi aussi
je le vis comme ça, par moments
et puis pouf, paf, pif, aïe ! un tremblement, une vague, un voile, un craquement
moi aussi
je sais tout de toi
je sais que tout restera un mystère
moi aussi
je sens que je peux tout te dire
et c'est alors qu'émerge, juste en dessous, tout ce que je ne voudrais surtout pas te dire
pelures d'oignons
pour moi aussi
t'es trop près ET trop loin
pour moi aussi
ce que tu dis peut ne pas sembler vrai, tangible
contraire à ces chères expériences douloureuses, si sûres, elles
pour moi aussi, selon la friture sur la ligne, les parasites, le brouillage
aujourd'hui ou demain peut être un trou noir
OU une évidence, simple, fluide, limpide, lumineuse

alors je respire
ou je sens d'invisibles fils vers le ciel et la terre
ou je vois ton regard
c'est égal
je sens que c'est là
en moi et en toi, entre nous
c'est là
et il n'y a rien à faire
être
courageux
coeurageux
oui
pouf paf pif aïe
oui
oui
oui
oui
oui
merci
merci
merci
oui

mardi 20 juin 2017

Légèreté et soin


2 articles qui me parlent et se complètent bien pour atteindre une complexité juste...



Badinons donc avec l'amour…

Dédramatisons le sentiment amoureux.
Traduction d'un billet de la chanteuse américaine Carsie Blanton. 


Le mot «  amour » peut vouloir dire bien des choses. Dans cet article, je m'en tiendrai à l'amour romantique, l'amour qui va généralement de pair avec l'attirance sexuelle ; l'amour qu'on utilise dans l'expression «  tomber amoureux ».

La vérité choquante concernant l'amour

La vérité, c'est que l'amour, ça arrive. Ça arrive à des moments convenables (par exemple quand on est en couple avec une personne formidable), mais aussi à des moments moins convenables (par exemple quand on rencontre quelqu'un en soirée, et qu'après une conversation étrange et géniale on finit par se rouler des pelles dans les toilettes). L'amour se moque bien des convenances.
La mythologie qui entoure l'amour romantique veut nous faire croire que c'est un sentiment à part, un sentiment rare que vous réserverez à une poignée de mecs dans votre vie. Elle stipule que l'amour prend du temps pour croître, que ce que l'on éprouve au début d'une relation n'est pas de l'amour mais autre chose (on est charmé, on s'entiche, on a le béguin). La mythologie veut aussi nous faire croire que l'amour est généralement constant et fiable, que tomber amoureux est un événement tellement majeur dans la vie qu'il faut absolument s'en occuper sérieusement.
Voici en résumé l'intrigue de toute comédie romantique : quand tu tombes amoureux d'une fille, tu as intérêt à te bouger pour allez la chercher — même qu'elle soit déjà mariée, et pas trop intéressée, et même si en plus c'est ta belle-sœur et que tu t'apprêtes à partir le lendemain matin pour une résidence de six ans en Mongolie — parce que tu seras probablement amoureux d'elle toute ta vie et qu'il se peut que tu n'aimes jamais personne d'autre.
Nous sommes imprégnés de cette idée, à tel point que nous avons tendance à promouvoir certains sentiments au rang de l'amour (quand on a rencontré la personne avec qui on est maintenant marié-e) ou bien à rabaisser certains autres au rang de non-amour (pour ce week-end avec la danseuse de flamenco¹). Et pourtant, quand on y était, les sensations étaient remarquablement similaires.

Cette bonne vieille sensation

L'amour est une sensation. Elle réchauffe, elle papillonne, elle chatouille. Elle se met dans mes tripes, dans ma poitrine, sur mes joues. Elle s'accompagne de tout plein de pensées enthousiastes, du genre « voici la personne la plus formidable de tous les temps », « j'aimerais savoir comment faire pour la rendre heureuse », ou « je veux grimper contre elle, coller ma joue contre la sienne et imprimer mon corps contre le sien ».
J'ai éprouvé cette sensation, à divers degrés, à l'égard d'une centaine de personnes. En fait, je mens ; c'est nettement plus. Quand j'étais ado, c'était environ trois personnes par jour qui m'inspiraient cette réaction. Récemment, le torrent a décru à un niveau plus calme d'environ une fois par mois ou par trimestre (oui, je sais que j'ai un cœur d'artichaut, je ne pense pas être dans la moyenne). Et je suis mariée !
Puisqu'on parle de mariage : oui, j'éprouve ce sentiment aussi pour mon mari. Le sentiment a évolué depuis qu'on s'est rencontré : plus doux, plus chaud, plus confortable, moins urgent. Mais l'amour que j'ai pour mon mari se pare d'un gros bouquet d'autres sentiments et d'autres pensées que je trouve personnellement bien plus rares que l'amour tout seul. On y trouve : une profonde compréhension mutuelle et une appréciation fine de nos personnalités, de nos valeurs, de nos défauts (par exemple, mon mari trouve mon cœur d'artichaut attendrissant) ; des années d'expérience commune ; un paquet de conversations sur le genre d'avenir que nous envisageons ; et des tonnes de points communs dans nos goûts et nos préférences (par exemple la Nouvelle-Orléans, l'humour, les chiens, le chocolat noir, Ray Charles, le Daily Show, la périodicité idéale pour le ménage / les voyages / le sexe).
Mais tout ceci s'appuie sur le même sentiment : l'amour.
Au lieu d'essayer de le refréner ou de l'ignorer, ou de le rebaptiser différemment dans chaque situation, j'aimerais pouvoir l'appeler comme je le sens : je suis amoureuse. Je suis amoureuse de mon mari, de plusieurs de mes amis, de la plupart des musiciens qui m'émeuvent (y compris certains qui sont morts, comme Chet Baker, d'ailleurs il me comprendrait), et d'une poignée de personnes que je connais à peine mais avec qui j'ai eu de belles conversations, avec qui j'ai aimé danser, ou que j'ai embrassées. Je tombe amoureuse à tous les coups.
Et vraiment, il n'y a pas de quoi fouetter un chat. En fait c'est plutôt agréable, une fois qu'on s'y habitue.

Je t'aime - pas de quoi fouetter un chat

Les jeunes d'aujourd'hui vivent une révolution du sexe sans attaches². Cette «  culture des plans d'un soir » ressemble à «  l'amour libre » mais avec davantage de préservatifs et moins d'hallucinogènes. Et je suis pour ! Au cas où vous ne seriez pas au courant, j'aime bien le batifolage². Je constate qu'à mesure que la pratique gagne en acceptabilité sociale (pour les hommes et les femmes), le niveau de honte et d'anxiété associé au sexe diminue — et tant mieux parce que les gens feront l'amour de toute façon, ils l'ont fait depuis la nuit des temps et ils comptent bien continuer. J'adore l'idée que les jeunes commencent à considérer qu'ils ont la possibilité d'explorer le sexe, consensuel et sans risques, en dehors des frontières d'une relation long-terme.
Mais pourquoi ne pourrait-on pas se donner la possibilité d'explorer l'amour aussi, sans forcément s'engager dans un couple ? Si on est d'accord pour dire que nos corps ne sont pas intrinsèquement dangereux, pourquoi ne pas dire la même chose de nos cœurs ?
Je suggère qu'on s'inspire directement du grand livre du batifolage. Allégeons un peu le fardeau de grandiosité qui pèse sur les épaules de l'amour, pour lui permettre d'être ce qu'il est : une sensation douce, éphémère et exaltante, qu'on peut ressentir et partager.
Imaginez qu'on puisse dire à un plan cul : «  Je t'aime. Pas de quoi fouetter un chat. Ça ne veut pas dire que tu es l'homme de ma vie, ni même l'un des hommes de ma vie. Ça ne veut pas dire qu'il faut que ça soit réciproque. Ça ne veut pas dire qu'on devrait se mettre ensemble, ni se marier, ni même faire des câlins. Ça ne veut pas dire non plus qu'on devra se séparer avec pertes et fracas dans un tourbillon de larmes et de vaisselle brisée. Ça ne veut pas dire que je t'aimerai jusqu'à ce que je meure, ni jusqu'à l'année prochaine, ni même jusqu'à demain. »
Et ensuite, quand viendrait l'heure de déjeuner, on pourrait aborder la question de savoir s'il faut y faire quelque chose ou pas. Tous les ingrédients cités ci-dessus (sortir ensemble, se marier, faire des câlins) sont optionnels, et les autres options sont infinies (aller faire un bowling, faire le tour du monde à la voile, se suicider à deux). Ce sont toutes des choses qu'on peut choisir ou pas, en tant qu'être humains adultes et conscients. L'important, c'est de bien comprendre que prononcer le mot «  amour » n'engage à aucune de ces options.

Où je veux en venir

Il y a plusieurs avantages majeurs à faire la différence entre la sensation d'amour imprédictible et farfelue qui vous noue le ventre, et les décisions et les accords qu'on prend quand on s'engage, lesquels idéalement devraient être rationnels et posés. D'abord parce que l'amour n'est pas une raison suffisante pour s'engager avec quelqu'un (et je sais de quoi je parle). Il y faut quelques autres ingrédients : la réciprocité, la compatibilité et la disponibilité, déjà.
Mais ensuite :

  • Du côté de la personne qui tombe amoureuse, l'énorme avantage à ne pas confondre l'amour et l'engagement, c'est qu'on pourra tomber amoureux sans avoir peur ni pour sa vie ni pour sa santé mentale. En effet, tant que l'amour sera – en théorie – réservé à ceux qu'on veut potentiellement épouser, tomber amoureux restera un truc déroutant et vertigineux. Si on interprète toujours cet assortiment de pensées et de sensations comme un événement épique et bouleversant, on n'a pas d'autre choix que de s'attacher très fort à son amoureux. On aura de très nombreuses attentes à son égard (« Aime-moi comme je t'aime ! Aime-moi et seulement moi ! Aime-moi pour toujours ! »), et on se sentira blessé et amer si les sentiments ne sont pas réciproques. Comme des canetons, nous subissons l'empreinte de l'amant et nous choisissons de rester auprès de lui contre vents et marées, malgré les abus, la négligence, les mensonges, les chamailleries, et l'auto-destruction mutuelle, que ça apporte ou non le moindre bonheur (à soi ou à quiconque).
  • Du coté de la personne dont on tombe amoureux, l'énorme avantage sera qu'être aimé ressemblera moins à une agression et davantage à un cadeau. On en parle peu, mais c'est très inconfortable d'être aimé quand ce n'est pas réciproque (allez écouter ma chanson Please). Inconfortable à tel point qu'il y a beaucoup de gens qui préfèrent se comporter comme des connards froids et insensibles plutôt que de devoir côtoyer quelqu'un qui les aime. On panique, on prend ses distances, on arrête de témoigner le moindre intérêt ou la moindre attention, on ne répond plus aux SMS. Mais ça ne veut pas dire qu'on déteste l'amour ou l'amoureux ; c'est simplement à cause de tout cet attachement et de toutes ces attentes qu'on nous balance avec une telle force. Si on pouvait badiner avec l'amour, on pourrait le considérer comme un très beau compliment - dire «  merci ! » et avoir chaud au cœur. On pourrait mieux compatir pour l'amoureux (qui a le ventre tout noué et a du mal à bien manger et à bien dormir), ce qui permettrait de réagir mieux et plus humainement.
Si on pouvait badiner avec l'amour, peut-être que nos histoires d'amour arrêteraient de percuter si violemment notre sentiment d'identité et nos projets de vie. On prendrait ça moins à cœur. Mon amour n'est pas réciproque ? Tant pis. Il n'évolue pas en projet de couple ? Et alors ? Ça m'arrive tout le temps d'avoir des sentiments et des désirs insatisfaits. Parfois (d'accord, souvent), tard le soir, je veux ma glace au chocolat préférée, mais la boutique ferme à 22h. Est-ce que je panique ? Est-ce que j'appelle la boutique pour laisser une rafale de messages désespérés ? Est-ce que je me recroqueville en position fœtale en pleurant que sans ma glace au chocolat, je suis une femme brisée qui ne méritera jamais de remanger de la glace ? Non, je gère. J'assume mes émotions, je chouine un peu si j'ai besoin, et je fais sans. Comme une grande fille.
Et voici ce que je préfère dans tout ça : si on peut badiner avec l'amour et qu'au lieu d'être quelque chose de rare, dramatique et potentiellement douloureux ça devenait quelque chose de courant, facile et mutuellement agréable, on aurait tous le droit de ressentir et partager davantage d'amour.
Ça a l'air bien joli, n'est-ce pas ?



Notes du traducteur :
1. Ou le danseur — les Américains sont passés maîtres dans l'art de pondre des phrases non-genrées.
2. Le terme anglais consacré est «  casual sex » qui se traduirait par «  sexe désinvolte » ou «  sexe décontracté » – en français, pour l'instant, nous n'avons que des périphrases maladroites comme « rencontre d'un soir », . Personnellement j'aime bien « batifolage ».

Cet article est traduit de l'article « Casual Love » publié par la chanteuse américaine Carsie Blanton sur son blog Brighter than a Buoy.
Carsie Blanton écrit et chante de très belles chansons folk/pop/jazz, et il y en a beaucoup qui parlent d'amour d'une façon très rafraîchissante (en particulier, elle assume son goût pour le batifolage et son coeur d'artichaut).
Son blog Brighter than a Buoy a quelques très bon autres articles. Lire en particulier On Women who Like Sex (en anglais en attendant que je le traduise aussi — ça ne devrait pas tarder).


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Polyamour et « polyfake »


NdT : en Espagne, il existe de nombreux termes autour du polyamour, comme : « polifake », « polimacho », « policadavres », « polipatos », etc. Ils permettent de nommer de nombreuses situations inhérentes aux relations plurielles, à la relative nouveauté de ce type de relations dans une société patriarcale.
J'ai pensé utile de partager avec vous cet article de Brigitte Vasallo, écrivaine et militante pour des relations non-monogames inclusives en tant que résistance politique.

Je viens de lire le post d’Alicia Murillo (artiste et activiste féministe espagnole) qui commence ainsi : « c’est le machiste queer, le machiste alternatif, comme il y en a beaucoup : je continue ? le machiste punk, le machiste anarchiste, le machiste squatter, le machiste finalement. Le même de toujours. C’est ton père avec 40 ans de moins, mais aussi misogyne ou plus. Entre tous, c’est le plus dangereux, car il s’infiltre partout. Il a accès aux assemblées, il est parmi nos contacts sur les réseaux sociaux, il participe à nos discussions et il connaît nos stratégies d’action sociale parce qu’il est littéralement camouflé. »
Dans le monde polyamoureux, nous savons de quoi parle Alicia : nous l’appelons « polyfake ». Ce sont des personnes qui s’approchent du polyamour parce que cela leur donne une couverture philosophique, politique, éthique et sympa, mais avec la même merde de toujours : faire son chemin en semant des cadavres à son passage. Ce qui les distingue c’est qu’ils mettent toute leur emphase sur certains termes liés au polyamour, mais jamais sur d’autres. Ils adorent parler de « l’amour libre », « l’amour sans obligations », « du sexe à profusion », mais ils oublient que pour que cela devienne quelque chose de nouveau, pour que cela devienne vraiment un aspect à revendiquer, il est nécessaire d’ajouter à ces termes l’honnêteté, la sincérité, prendre soin des personnes avec qui on est en relation, même sporadiquement. Dans le cas contraire, c’est exactement ce qui s’est fait depuis toujours : cocufier, tromper, mentir, blesser… le parfait « mentir, baiser, mourir » de Céline.
Le polyamour, effectivement, pense les relations en termes d’obligation. Mais les obligations du polyamour, comme de l’anarchisme relationnel auquel il est intimement lié, ce ne sont pas les autres qui les décident, c’est toi-même. C’est un accord, avec toi, avec tes principes, avec ta manière d’être au monde, avec tes propres limites et tes besoins. Un très haut degré d’auto-critique est nécessaire et également, il est nécessaire de se connaitre et de se savoir comme une personne qui souhaite et a besoin des affectes et qui souhaite être honnête avec elle. A partir de là, c’est un accord horizontal avec le monde. Amour libre, oui, mais pour tout le monde. Respect, oui, mais pour tout le monde. Pas d’instrumentalisation, oui, mais pour tout le monde. Et cela veut dire que les personnes avec qui on est en relation, sachent à tout moment quel est le type de relation qu’elles sont en train d’établir. Avec le risque que la relation finisse (c’est ce que la liberté comporte). Le polyamour, finalement, propose de créer des liens amoureux non possessifs, basés sur des pactes décidés entre chacune des personnes, quel qu’ils soient. Établis à partir de la sincérité : sans tromperies, sans fausses vérités, sans malhonnêteté. Fidélité aux pactes et à la loyauté envers les personnes.
Quand nous faisons des pique-niques polys, entre ami.e.s qui construisent depuis des années des liens polyamoureux, le thème du « polyfake » finit toujours par apparaître. Une amie, en plein de crise de rire, a imaginé une excellente définition : « êtres qui ne peuvent pas avoir une relation saine et, par conséquent, en établissent cinq maladives ». Dans la pratique, des polyamoureux-euses qui cocufient leurs partenaires (même si cela peut paraître kafkaïen), polys qui n’acceptent pas qu’on les quitte et deviennent harceleurs, polys qui manipulent et mettent en danger les autres relations de leurs partenaires…
En tant que polyamoureuse convaincue, ayant été échaudée mais également convaincue, il me semble que si le polyamour ne consiste pas à construire un réseau de personnes qui prenons soin les unes des autres, cela ne vaut pas la peine de lutter pour lui. Retournons à la monogamie et faisons des orgies. Le polyamour doit avoir la capacité de changer des schémas de l’intérieur, depuis son propre centre. Depuis ce lieu même que les « polyfakes » ignorent, simplement parce que c’est bien plus simple de continuer ainsi. Se disant radicaux avec des gestes qui, au fond, ne supposent aucun danger.
Alicia a lancé le ballon : maintenant que nous savons que cela existe et que nous osons le dire à voix haute, que faisons-nous pour les neutraliser ?



Source 1 : https://polyamour.info/-dN-/Badinons-donc-avec-l-amour/
Source 2 : https://polyamour.info/-fg-/Polyamour-et-polyfake/

Béatrice Millêtre (!) - intuition, différences




 En musique : à propos de mille êtres ;-)

Multicouleurs : Emilie Wapnick - Pourquoi certains d'entre nous n'ont pas de vocation




Emilie Wapnick
Pourquoi certains d'entre nous n'ont pas de vocation

https://www.ted.com/talks/emilie_wapnick_why_some_of_us_don_t_have_one_true_calling/transcript?language=fr#t-734161